French Sweet

18 juillet 2014

Un gâteau

chocolat blanc

Bonjour à vous lecteurs amis et/ou anonymes,

Vous devez vous demander ce que je fabrique à aller et venir ainsi depuis quelques temps, poster, déposter, et ne pas sembler savoir ce que je veux.

C’est que voyez-vous, effectivement, j’hésite. Je serais née une génération plus tôt, le problème ne se serait pas posé : j’aurais ouvert mon cahier (intime) et j’aurais écrit. Ce n’est pas plus compliqué que cela. J’aurais déposé sur le papier mon bagage, histoire, peut-être, de refermer une page.

Aujourd’hui, il y a cette chose assez magique, un peu perverse aussi, de pouvoir rendre public ce qui autrefois restait au fond d’un tiroir. Et puis surtout, il y a le retour. Votre retour. Vos appréciations, vos "commentaires", votre petit cœur à vous qui bat comme le mien, qui résonne à mes mots. Il y a vos douces supplications de ne pas arrêter d’écrire sur le blog. Et j’aime tellement ces caresses de vos mots ! C’est une chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout, la fidélité, les marques d’intérêt, votre chaleureuse présence. C’est un côté du virtuel qui me fascine, que celui qui permet la naissance d’affinités au-delà des mots et des images, quand bien même l’opportunité de se rencontrer ne se présenterait jamais. Du reste, est-ce si important ? 

Si je partage avec vous mes interrogations, c’est que des blogs qui ont disparu sans sommation, j’en ai connu beaucoup. Et à chaque fois, cela m’a fait un petit … un petit je ne sais quoi extrêmement désagréable. C’est un peu, voyez-vous, comme lorsqu’on voit quelqu’un confectionner une pâtisserie. Il y a le cliquetis des jattes sur le plan de travail, le craquement net des coquilles d’œuf sur le rebord, le gazouillis du fouet, le jaune citron des œufs battus, le séduisant éclat du chocolat amer qui se fond dans la pâleur du beurre. La cuisine s’emplit de l’odeur pure et intense de la vanille. Personnellement, quand je fais un gâteau, je m’en frictionne un peu le poignet. J’adore la vanille.

Et puis au moment où le gâteau est cuit, prêt à être consommé, paf, plus rien. D’un seul coup, plus rien.

Donc voilà, c’est ce que je suis en train de faire. Un gâteau. Un gâteau qui ne prend pas.

Et je ne sais pas si je vais avoir la patience de rester dans ma cuisine. C’est cela que je voulais vous dire.

Je vous souhaite une belle journée.

Posté par Frenchsweet à 09:25 - Commentaires [10] - Permalien [#]